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Exposition temporaire
Pour l'amour de l'art
Artistes et amateurs français à Rome au XVIIIe siècle
Organisée par le musée des beaux-arts du Canada en collaboration avec le musée des beaux-arts de Caen
4 février - 23 avril 2012
Hubert robert, Jardin d'une villa italienne (detail),1764, huile sur toile. Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada.
Au XVIIIe siècle, Rome vit une effervescence
artistique dans laquelle les artistes
français jouent un rôle de premier plan. Hubert Robert, Fragonard, Vernet, David
créent le nouvel imaginaire néo-classique,
redécouvrant l'antiquité, parcourant les
paysages romains quand ils ne participent
pas à des fêtes extraordinaires dont certaines
restèrent des mascarades célèbres.
Une centaine de dessins, estampes et
peintures restitue cette atmosphère exceptionnelle
qui marque une des grandes
pages de l'art européen. Le parcours regroupe
les oeuvres en cinq thèmes : Amateurs,
mécènes et artistes ; L'enseignement
académique ; La redécouverte de
l'Antique ; Le paysage de Rome et ses
environs ; Fêtes et célébrations.
Amateurs, mécènes et artistes
Rome jouit d’un statut cosmopolite qui attire un grand
nombre d’artistes de toute l'Europe, mais aussi dess
voyageurs cultivés venus parfaire leur éducation. Ainsi se
constitue un milieu social et culturel où se côtoient artistes,
mécènes et amateurs éclairés. Plusieurs amateurs
s’imposent comme des figures marquantes de cette
communauté en perpétuel mouvement permettant
l’éclosion des talents les plus prometteurs.
L’enseignement académique
La formation des pensionnaires de l’Académie
de France à Rome est d’abord fondée sur l'étude
et la copie des maîtres et de l’Antique, référence
suprême. Les places publiques, les jardins des villas
et palais, le Musée du Capitole offrent à voir un
grand nombre de statues dont les jeunes sculpteurs
exécutent des répliques. Églises et palais de Rome
demeurent des lieux de prédilection pour l’étude
des maîtres de la Renaissance et baroques. L’exercice
du nu, ou « académie », fait aussi partie de
l’apprentissage du dessin. Le modèle vivant pouvait également être revêtu de draperie et orné d’accessoires,
un exercice destiné à la précision anatomique
et à l’étude des effets de lumière.
La redécouverte de l’Antique
Cet engouement pour l'Antique, l’architecture,
l’histoire et les arts décoratifs alimentent
la création d’un nouvel maginaire. Tandis que
les grands monuments servent d’arrière-plan à l’interprétation d'épisode de l’histoire romaine,
certains éléments – comme le chapiteau – deviennent les emblèmes du néoclassicisme
qui prend l'allure d'une mode
irrésistible dans l'Europe entière depuis les
années 1700, jusqu’aux 15 premières décennies
du XIXe siècle.
Le paysage de Rome et ses environs
La campagne romaine représente
une source constante d'inspiration
pour les peintres et dessinateurs en
quêtes de vues pittoresques. L'attrait
du site se traduit de différentes
manières selon les artistes : vision
idyllique et pastorale pour Fragonard
ou Robert, regard objectif sur
la géographie des lieux et de ses
habitants pour Challe, Le Lorrain
ou encore étude des effets atmosphériques
pour Manglard, Vernet et
Valenciennes.
Fêtes et célébrations
Rome vibre au rythme des nombreuses fêtes et célébrations qui l’animent et les artistes français
jouissent d’une grande réputation dans cet environnement cosmopolite. Des fêtes extraordinaires et
des mascarades turques ou chinoises sont immortalisées dans les oeuvres de Jean-Baptiste Pierre,
Barbault et Vien. Certaines oeuvres témoignent de mises en scène somptueuses, avec chars allégoriques
et feux d’artifices, ou de cérémonies religieuses qui transforment la cité au gré des célébrations.
Les artistes français prêtent aussi
leur concours à la préparation et à la représentation des fêtes de la « Chinea », célébrées annuellement
depuis le règne du pape Clément IV
(en 1265) pour marquer la dépendance
du royaume de Naples
envers la papauté. Les estampes de
Jacques-Louis Le Lorrain ou de
Pierre Parrocel témoignent des
mises en scène de cette fête
somptueuse illuminée par les feux
d’artifices.
Jean Barbault, Mascarade des quatres parties du monde(detail),
huile sur toile, Besançon, Musée des beaux-art et d'archéologie.
L'exposition présente trois albums
rares sous vitrine et consultables
dans leurs versions numériques :
un album dedessins de Joseph-
Marie Vien, un recueil de gravures
de Jean Barbault (Lesplus beaux
monuments de la Rome ancienne,
1761) et un Recueil d'antiquités
egyptiennes, étrusques, grecques et
romaines (1752-1767).
PrÉsentation de l'exposition en Langue des Signes FranÇaise
 
Vue de l'exposition.
cycle de conferences
17h45 - Auditorium du musée
- 14 mars 2012 - Paris, Rome : Capitales de la modernité, Patrick Ramade, directeur du musée.
- 21 mars 2012 - La Rome des Français au temps des Lumières, Gilles Montègre, maître de conférence à l’université de Grenoble.
- 28 mars 2012 - L'académie de France à Rome au XVIIIe siècle : chronique d'une étonnante institution, Françoise Joulie, chargée de mission au département des arts graphiques du musée du Louvre.
- 4 avril 2012 - Nature et monuments. le paysage romain et les artistes français au XVIIIe siècle, José de Los Llanos, directeur du musée Cognacq-Jay.
Tarif : 25 €
le cycle Réservation :sambacaen@wanadoo.fr
Saveurs romaines
Visites à savourer
Vendredi 23 mars, 18h
Inspirés par l’exposition et par Rome, Michel Bruneau,
cuisinier normand, et Jean-Christian Thomas, chef du
restaurant Café-Mancel, imaginent quelques bouchées
salées et sucrées pour une visite exceptionnellement
commentée par Patrick Ramade, directeur du musée.
Tarif : 16€ (+ accès
aux expositions)
Réservation :
02 31 30 40 85
(9h-12h du lundi
au vendredi).
Réservationà réception de votre
paiement de 16 eà l’accueil du musée,
(libellez vos chèques à l’ordre du café Mancel,
déposez-les à l’accueil
du musée).
Cinema
Journal intime de Nanni Moretti
Jeudi 22 mars, 20h30 - Auditorium du musée
Une promenade dans les rues de Rome avec la projection du Journal intime de Nanni Moretti (1994).
En partenariat avec le Café des images.
Un espace pedagogique
Pour la première fois, le musée vous propose en fin d'exposition, une salle dédiée aux visiteurs
qui invite à dessiner, comme les artistes du XVIIIe siècle à Rome, d'après nature, en copiant
les antiques. Le matériel de dessin est mis à votre disposition ainsi que deux plâtres prêtés
par l'école supérieure d'arts & médias de Caen/Cherbourg.
Une promenade dans les rues de Rome avec la projection du Journal intime de Nanni Moretti (1994).
En partenariat avec le Café des images.
Visite du dimanche
16h
- 5, 19 et 26 février, 4 et 18 mars, 1er, 15 et 22 avril
Jeudi midi musee
12h30
- 9 février et 1er mars : La redécouverte de l’Antiquité
Stage de vacances
10h-12h30 (8-11ans) / 14h30-17h (12-14 ans)
- 13, 14 et 15 février : Carnavals et mascarades
Ateliers proposés par les Amis du musée - Réservation indispensable : 02 31 86 85 84
Visite traduite en LSF
11h
- 3 mars (Ouverte au public entendant)
Decrypt’art
15h
- 4 mars : Pourquoi les peintres sont-ils fascinés par l’Antiquité ?
Atelier a quatre mains
10h-12h (4-6 ans) / 14h30-16h30 (7-12 ans)
- 11 mars : Déguisement de papier
Une heure au musee
13h
- 14 mars : Les Français à Rome au XVIIIe siècle par Patrick Ramade
Visite-croquis
10h
- 18 mars : Pour l’amour du dessin
Visite animee
15h
- 18 mars : Voyage à Rome
Creation libre
18h
- Atelier pour adultes
4 et 5 avril : Costume de papier, l'art du pliage
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