Exposition temporaire

Introspectives

Œuvres de Frédérique Lucien (1994-2010)
23 avril - 18 septembre 2011

Depuis plus de vingt ans, Frédérique Lucien ne cesse d’inventer la forme, de l’interroger par le trait ou l’incise, de la produire par l’évidement ou par l’application de grands aplats colorés, d’en explorer l’extraordinaire capacité de métamorphose par la répétition et la variation, inscrivant la plupart de ses œuvres dans un processus de lente maturation.

Même si parfois elle emprunte les moyens de la peinture, c’est bien le dessin qui est au cœur du travail de Frédérique Lucien. À l’objet tableau, c’est-à-dire à la toile tendue sur châssis, elle préfère le lé de toile entaillé et simplement suspendu (Simple temps, 2008), les morceaux de toile découpés et rassemblés de manière aléatoire (Giornate I, 2003), quand elle ne peint pas directement sur le mur ses formes monochromes et échancrées (Archipels, 2001).

Comme chez Matisse et Ellsworth Kelly - deux de ses références en histoire de l’art -, le dessin s’élabore entre figuration et abstraction, entre le modèle observé (graine, follicule, fleur ou feuille d’arbre) et la simplification de l’image. Il est, jusqu’à la fin des années 1990, souvent assujetti au plan, sans profondeur ni modelé. Les œuvres plus récentes intitulées Orée (2008) échappent toutefois à cette règle, témoignant d’une nouvelle orientation. Le fusain redonne matière et épaisseur aux lèvres jointes qui s’exhibent sur la feuille blanche, libres de tout contexte.

Tout, dans l’œuvre de Frédérique Lucien, est organiquement lié : le spécimen naturel qui devient motif, le support choisi (papier, calque, plaque de forex ou de verre, toile peinte) qui induit une technique particulière (fusain, encre, gouache, acrylique, incision, découpe), la forme qui est déclinée en longues séries et à différentes échelles.

En contrepoint aux œuvres de grand format, sont réunis sur les cimaises et dans les vitrines du cabinet d’art graphique les livres, les maquettes et les dessins préparatoires ainsi que les linogravures (Roses assises, 1996), lithographies (Vanité, 1996), bois gravés (Contrepartie en 3 lumières, 2002) et sérigraphies (Thèmes et variations, 2007). Témoignages de la poésie singulière de l’artiste, ces œuvres obéissent aux mêmes principes de composition, jouent des mêmes oppositions entre motif et fond, entre plein et vide, entre transparence et opacité.

 

Informations pratiques

Tarif : 3/2 €
(accès libre avec le Pass’ Murailles)

Dossier pédagogique
Téléchargement

ActivitÉs


Ateliers

> Dimanche de la gravure
22 mai, 10h
> Ateliers du mercredi
18, 25 mai, 1er juin, 14h30 (8-12 ans)
> Ateliers à quatre mains
29 mai, 10h (4-6 ans) ou 14h30 (7-12 ans)
> Création libre
15, 16 juin, 18h (en présence de l’artiste)
> L’été au musée
4-6 juillet et 29-31 août, 14h30 (7-12 ans)

Visites

> Visites du dimanche
22 mai, 12 juin, 3 juillet, 7 août, 4 septembre, 16h
> Visite déficients auditifs
28 mai, 11h
> Une heure au musée
15 juin, 13h (en présence de l’artiste)
> Jeudi midi musée
9, 23 juin, 12h30
> Visite-croquis
26 juin, 10h
> Visite animée
26 juin, 15h (à partir de 6 ans)
> Visite déficients visuels
10 septembre, 11h

Vidéos en LSF (Langue des Signes Française) :

Présentation de l'exposition

Présentation de la visite sur l'exposition le 28 mai 2011

 

A voir aussi :
L’œuvre de Frédérique Lucien est exposée au musée Zadkine, Paris (31 mars - 4 septembre 2011), à la galerie Jean Fournier, Paris (7 avril – 21 mai 2011), au musée des Beaux-Arts de Brest (30 novembre 2011 - 12 février 2012)
et au musée de La Cohue, Vannes (27 février – 27 mai 2012).
Un catalogue est publié à l’occasion de ces expositions par LIENART éditions.